lundi 30 mars 2026

Marie Alphonsine Monbel ; qui gardera ton souvenir ?


Dans mon enfance,elle élevait seule ses trois enfants.
       Un jour,Jacques le garçon, me montra le révolver qui était dans le tiroir,prés de son lit...
  Elle habitait une maison de poupée,entourée de chats,prés d'un ruisseau presque toujours a sec,un peu a l'écart du village.
   Grande,mince,elle avançait dans la rue ,seule,tèés droite : on éprouvait pour elle beaucoup de respect et l'on était frappé par le pressentiment d'une existence hors du commun.
Elle avait participé a la résistance comme beaucoup de protestants .
Après que ses enfants l'eussent quittée,elle avait vécu seule,travaillé seule dans l'usine déserte des marrons glaçés de Collobrières.
Souvenir de MARIE MONBEL




                                              


mardi 17 mars 2026


                                               


             


vendredi 13 mars 2026


                                        
La Verne  
 
      L'été , c'est la plus belle saison que l'on aimerait prolonger tout au long de l'année …
 
    La saison du bonheur de vivre a l'unisson de tous les animaux qui sont autour de la rivière : les poissons mais surtout les reptiles !
 
    Sur les berges on rencontre la couleuvre d'esculape , animal mythique pour moi , célébré par les grecs et les romains , origine du caducée . Elle s'immobilise devant vous et l'on peut passer sans la voir . Quelquefois elle se laisse manipuler sans chercher a mordre ; elle est toute fine , toute belle , dans une tonalité qui varie du gris au noir , ponctuée de minuscules traits d'argent produisant un scintillement . Elle se nourrit de petits rongeurs et d'oisillons qu'elle va cueillir en grimpant dans les buissons .
 
Dans l'eau on aperçoit la couleuvre a collier qui , elle , se nourrit uniquement de batraciens ; mais , plus souvent , la couleuvre vipérine . Celle-ci a le marquage de la vipère mais une tête ovale , un corps long et fin ; quand elle se sent menacée , elle souffle comme la vipère et comme elle projette son visage mais gueule fermée . Sa défense bien plus efficace est de vider ses intestins sur la main qui l'a saisi et c'est une odeur très désagréable ! Elle chasse uniquement des poissons ; je l'ai vu parfois avec dans sa gueule , un barbeau plus gros qu'elle !

    En été on avance au soleil ou a l'ombre dans une vibration continuelle orchestrée par les cigales qu'on finit par ne plus entendre . On est saisi par la chaleur , réconforté par l'ombre.  Dans cet univers enchâssé de la Verne il y a trop a voir , trop a sentir , trop a entendre : tout est trop !!!

    A mesure que la rivière s'assèche , la vie se concentre dans de grands trous d'eau creusé dans la roche schisteuse . Dans ces grands bassins l'eau prend , peu a peu une teinte sépia . Sa surface est trouée par les poissons qui halètent en manque d'oxygène , ridée par le ballet des cordonniers , frôlée par le vol des libellules …
    Cette eau , bientôt noire m'attire , elle me fascine …
A la différence de Narcisse je n'y contemple pas mon visage mais pressent qu'elle est une porte d'entrée vers l'inconnu que chacun de nous porte en lui …





      

Printemps a Collobrières


Au printemps Collobrières n'a pas encore les senteurs et les vibrations de l'été . L'air est léger , la lumière changeante obéissant aux caprices des nuages qui courent on ne sait où ?


Dans chaque ravine l'eau suinte ou s'écoule doucement , au fond des vallons l'herbe est verte et tendre et l'on peut , si l'on a de la chance découvrir quatre petites tortues fraîchement écloses …


Le long des sentiers , les bruyères arborescentes vous bombardent d'un pollen blanc et les jeunes pins vous couvre d'une poussière jaune …


C'est le moment où l'on a le plus d'opportunité de croiser la couleuvre d'Esculape en recherche d'accouplement durant la journée . Qu'elle soit sur une branche ou au sol , elle s'immobilise et si vous êtes distrait vous l'enjamberez sans la voir !

 

Dans les rivières l'eau absolument claire offre aux regards toute sa population : barbeaux , chevesnes ou vairons mais aussi des anguilles , grenouilles et crapauds venus pondre et même parfois deux mâles de tortues d'eau en trains de se battre !


Les prés naturels a l'herbe rase sont piquetés de fleurs : anémones , pâquerettes , boutons d'or , marguerites , glaïeuls ; les bois remplis de violettes , de pervenches et c'est le moment de cueillir les pousses d'asperges pour l'omelette !

 

Sur les coteaux c'est l'explosion des cistes roses et blancs , des asphodèles mais déjà l 'été arrive ...

 


     

Pour Ugo et Michel : La Verne pour l'éternité ...















                                       

     

jeudi 12 mars 2026

Pour Dani : La Verne pour l'éternité !