La VERNE
Michel ,suivi d' Ugo son fidèle Malinois, quitte l'ombre des grands aulnes et s'engage dans le lit de la rivière.
Il y a là un peuplement d'osmondes royales : certaines de ces fougères possédant même un petit tronc .Leurs frondes se penchent sur l'eau noire .
Michel et Ugo pataugent dans l'eau tiède de cette fin d'été .
Arrivés au tournant de la rivière un ensemble de cuves profondes creusés par les crues de l'hiver dans le schiste tendre . .Ces cuves noires sont enchassées dans un décor étincelant de mica .
C'est là, qu'un jour Ugo a glissé et plongé dans une gerbe d'écume .
Aujourd'hui, il reste prudemment derrière Michel attentif a ses gestes ,devinant ses ses intentions comme un ami fidèle qu'il est .
Michel s'arrête ,il contemple un moment ce paysage qui lui rappelle tant de souvenirs .
Il étire ses bras vers le ciel puis les rabat .Il bat de ses bras comme des ailes. Peu à peu, il s'élève à chacun de ses battements ,Ugo l'accompagne ...
Maintenant, ils dominent le lit de la rivière qui serpente au milieu des collines. Il s'engage en planant toujours suivi d' Ugo …
La Verne.
C'est maintenant leur domaine ,pour l'éternité ...

Ton texte me touche beaucoup, je garderai une trace indélébile de cette ambiance, que ce soit sous le soleil assomant des maures, la fraicheur des vallons, ou encore les collines boisées du var. (Dani)
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